
Il y a des jours où tu penses avoir tout gagné, tout roule, tout va bien. Ca, c’était il y a deux mois. Tu soupes en amoureux, vous décidez de regarder une série tous les deux pour souffler, parce que c’est lundi et que c’était pas facile, la reprise au boulot.
Tu t’assieds et il reste debout, il te dit qu’il est mal. Tu lui dis de venir près de toi, que tu vas lui faire un câlin pour le réconforter. Mais non. Il reste debout et te dit que non, il préfère rester debout. Ah. Mais pourquoi, qu’est-ce que t’as? Il te répond qu’il est mal, qu’il en peut plus, il relève la tête, les yeux remplis de larmes, rouge vif. Il te dit que c’est fini, c’est terminé, il en a embrassé une autre et il ne t’aime plus.
Le bug. La lumière s’éteint dans ta tête. C’est fini. Maintenant, soit tu encaisses, soit tu pètes un plomb. J’ai décidé d’encaisser. Oui, j’ai décidé d’encaisser, car péter un plomb, c’était tout détruire. Détruire ma relation, ma maison, mon corps… Alors j’ai voulu encaisser. Encaisser, oui, mais à quel prix? Ma colère n’est pas sortie. Pourquoi? Parce que ma colère était (et reste) dirigée envers moi-même. Ma première pensée, c’était qu’il avait bien raison de partir. Bien raison de quitter cette personne déprimée et déprimante que je suis. Évidemment, cette personne obèse qui reste inactive par peur du résultat. Comment aimer quelqu’un qui ne s’aime pas?!
Le pauvre… Il peut s’en vouloir de m’avoir fait du mal. Mais puis-je le blâmer d’avoir préféré sa belle collègue bien dans sa vie à sa copine qui se voit comme un déchet à mettre à la poubelle?
La prochaine étape sera d’accepter sa décision. Ensuite, de changer ce qui l’a fait fuir, tout simplement. “Tout simplement…”.
Le 31 août 2022
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