
Cette fois, c’est certain, je sais pourquoi tout ça m’est arrivé. Oui, je le sais. C’est ma faute. Pas celle des autres. J’ai cherché ces échecs.
Non, je n’ai pas eu envie de vivre un échec de plus, encore un. Non, mon but ce n’était pas de me faire larguer. Je n’avais aucun but, en soi. C’est juste que… je restais inactive par peur de l’échec. Cette peur qui te ronge. Tu bouges un jour, deux jours… peut-être trois. Puis, tu te rends compte que ça ne se voit pas, que tu ne vois pas la différence, que tu ne te sens pas encore mieux. (Normal, ça fait trois jours, bordel!) Alors, tu recommences tes bêtises. Tu regardes un film, tu vas chercher à manger. Ton envie de faire du sport? Tu prends une pelle, tu creuses un trou et tu l’enterres, bien profond, très, très loin et tu te répètes que “de toute façon, c’est peine perdue”. Et tu fais ça pendant des jours, des semaines, des mois en espérant que quelque chose change. Qu’un jour tu vas te réveiller avec l’envie de faire du sport et que ta vie va changer radicalement du jour au lendemain. Mais non. Tu te trompes. Ca n’arrive jamais. Tu dois la prendre, cette décision de changement.
Quand tu vas te balader et que tu aperçois ton reflet, tu ne te reconnais même pas. T’as l’impression que c’est quelqu’un d’autre. Et ça y est, ce sentiment d’échec de ta vie revient. Comment prendre patience durant des mois pour façonner ton apparence selon l’image que tu te fais de toi-même?
Et là, c’est l’étape où tu dois te rappeler tous les jours pourquoi tu le fais, pourquoi tu veux manger moins (juste pour le déficit calorique, pas pour t’affamer), pourquoi tu veux bouger plus.
On en est là, pourquoi je veux changer tout ça, déjà?
Tout simplement parce que la taille de mes cuisses, la taille de mes bras, les bourrelets qui vont jusqu’au dos, tout ça, ça ne me ressemble pas. Je suis quelqu’un qui a envie de bouger, de danser… Pas cette personne qui marche 2 km et qui transpire à grosses gouttes. Par contre, il va falloir accepter que, pour le moment, c’est moi. Mais garder en tête que mon objectif est différent de ce que je ressens actuellement.
La difficulté réside dans l’acceptation de ce que je suis pour aller vers qui je veux être.
Le 31 août 2022
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