Mais comment j'abuuuuuuse !

Aujourd’hui, je me suis essayée à l’écriture au PC les yeux fermés.
Genre, vraiment. J’ai placé les mains correctement, puis j’ai tapé tout ce qui me venait.

J’ai expérimenté MON lâcher-prise.

C’était un texte ultra moche, bourré de fautes… même de conjugaison, d’accord.
Mais ça m’a fait bidonner de rire.

J’écrivais et je me bidonnais. Vraiment.
J’en avais rien à secouer du résultat.

Et c’est ça qui m’a fait rire :
aucune attente que ce soit beau ou lisible.

On est quand même toujours en train de faire pour être validé.
Et c’est ça, le piège ultime.

Si on fait en se détachant de l’opinion des autres,
on peut vraiment sortir ce qu’on a en soi.

Je parle même pas d’alignement.
Juste de détachement.

Être soi sans se demander ce que l’autre va en penser.

Bien sûr, sans lâcher l’empathie.
Mais dans l’expression… oser.

J’ai beaucoup fait pour être validée.
Et tout ce que j’ai fait sans attente a toujours touché
beaucoup plus que ce que j’ai créé avec l’intention de plaire.

Genre vraiment plus.

Les moments où je me dis :
“Quel orgueil… j’me prends pour qui ?”

BIM.
C’est là que ça touche.

Alors… touchons.
Soyons nous.
Et soyons un peu orgueilleux. Non ?

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