Et donc, on est là. Assise à la table du living. Sans but, sans structure.
J’sais pas trop ce que je fous là… ni ici, ni au boulot.
J’suis paumée dans ce monde qui fait mal.
J’ai pas envie d’écrire et j’ai envie de percer.
J’sais pas ce que je veux, vraiment.
Écrire brut, écrire vrai, écrire tout court.
La vie, la suradaptation… je le sens que je fais plus que ce que je dois.
Je pousse, je fais, je fais.
Alors que j’ai qu’une envie, c’est rien.
Je fais toujours bien.
Je veux prouver que je peux faire mieux.
Je sais même pas pourquoi.
Je suis déjà à un joli stade de ma vie.
Adulte, autonome, indépendante.
Et pourtant…
Je suis tout le temps en tension.
Sous mes clavicules, une pression qui disparaît jamais.
De l’extérieur, je suis calme.
Mon cœur bat lentement.
Je montre rien.
Mais à l’intérieur, ça brûle.
C’est tendu, incandescent.
Comme si mon cœur voulait se barrer ailleurs.
Là où ça fait pas souffrir.
Je comprends pas comment arrêter ça.
J’ai essayé : pleurer, sport, m’aimer plus fort…
Ça fonctionne pas.
On croit que faire “bien” va nous aligner.
Alignée…
Le nouvel objectif inatteignable.
Et si je le suis pas ?
J’ai tout raté ?
La vie, c’est traverser nos blessures tous les jours.
Encore et encore.
Et ça m’épuise.
Alors je me protège.
Je reste seule.
Mais même seule…
je suis pas en paix.
Toujours sous tension.
Toujours en train de m’analyser.
Ce mental…
utile autant que mortel.
J’aimerais juste aimer ma vie.
Mais c’est pas si simple.
L’équilibre, on le trouve comment ?
Entre évoluer…
et se foutre la paix.
J’en sais rien.
Et c’est ça qui me met en insécurité.
1 commentaire
❤️ merci pour ce texte
Je dirais… Se foutre la paix, essayer d’éteindre cette recherche infinie d’un but ultime et simplement apprécier le voyage.