On est le 3 mai… sérieux… 3 mai 2026.
J’sais même pas ce que j’ai foutu depuis 4 mois.
J’ai l’impression de faire le ménage dans ma tête depuis des années. Dans ma tête, dans mon corps… et maintenant dans ma maison.
Je jette, je jette, je jette.. ça ne s’arrête plus !
Ce qui m’a fait marrer, c’était mon cheminement de pensées pendant que je nettoyais ma terrasse hier. Je l’ai laissée en jachère pendant au moins 3 ans. J’vous dis pas, elle était verte, noire… la cata. Du coup, j’ai demandé à une copine de me prêter un nettoyeur haute pression et j’m’y suis mise. Misère, la crasse et le temps que ça m’a pris (alors qu’elle fait littéralement… maximum 10 m²). J’en ai encore les doigts endormis aujourd’hui tellement j’ai dû forcer le truc ahah
En gros, je me suis mise à m’imaginer que le travail sur soi, c’est un peu comme un nettoyage au Kärcher (bon, ici c’était un Hitachi, mais l’image était plus belle ahaha).
Genre, quand on commence, y’a des feuilles mortes, des limaces, des nuisibles dans tous les coins, on voit même pas le sol. Premier passage : on dégage le plus gros, mais ça prend déjà du temps et de la force. Puis, on commence à voir le carrelage noirci, les joints dans un état second, les traces de rouille, la mousse qui a poussé. Alors on y va, on Kärcherise ça une fois. Mais alors, y’a rien qui se barre.. ou presque !!! Faut commencer à se concentrer, carrelage par carrelage, sinon, on se perd. Je me focalise sur un carré, je fais les bords, puis les coins, puis le centre et enfin je peux passer au suivant. Et bientôt, on retrouve une magnifique terrasse propre. À entretenir pour ne plus en arriver à ce point de négligence. La pauvre !
Beh, j’ai vu la thérapie comme ça : un nettoyage énorme au début, on a l’impression de pas voir la place, pourtant, on a déjà passé des heures à nettoyer, à dégrossir. Puis chaque fois qu’on enlève une couche, on voit les limaces et la rouille alors on doit aller les nettoyer aussi. Puis on arrive enfin au centre, à notre personnalité profonde, sans les nuisibles qui prennent toute la place. Mais.. y’a encore du taf, on le voit, y’a encore les traces de rouille, y’a encore les traces de bave. C’est collant, c’est ancré. C’est même encré, la trace se voit et ne partira jamais. À moins d’un nettoyage différent, une autre technique. Le basique à l’eau, c’est bien, mais parfois, faut trouver une alternative, se renseigner, aller vers une thérapie plus complexe, plus profonde, plus énergétique ou corporelle.
Vous voyez où je veux en venir ? Voilà, c’était ma réflexion profonde pendant plus de deux heures à déverser de l’eau à haute pression en toute culpabilité en pensant évidemment à tous ces gens qui en manquent pendant que je me permets de nettoyer mes traumas et ma petite place pour prendre mon café en paix le matin. Ahah, quel paradoxe, quel paradoxe… 😊
Mais on va se calmer, il reste des traces, évidemment. Mais elle est exploitable. Je peux m’y poser et profiter. Et c’est le plus important. Elle ne sera jamais parfaite. Mais comme diraient les bobo : « Et c’est OKAYYYYY ».
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